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![]() | LES PHOTOS DE LA SOIREE Allocution du Président | ![]() 22 juin 2003 |
















| Mesdames, Messieurs, Chers amis, A l'aube de ce 21e siècle et à l'occasion du 100e anniversaire de notre bâtiment, le comité de l'association et moi-même sommes heureux de vous accueillir ici ce soir et nous vous remercions d'avoir répondu favorablement à notre invitation. Je tiens à remercier encore une fois spécialement de leur présence M. Philippe André, Président des Unions vaudoises et son épouse, ainsi que M. Pierre-Yves Thévoz, Chef cantonal du Faisceau Cadet vaudois et valaisan, de même que mon illustre prédécesseur, M. Jacques Monnin, alias "Caldor". Même si les activités cadettes ou unionistes sont quasiment inexistantes depuis quelques années à Vevey, il n'en demeure pas moins que les murs du bâtiment UCJG Vevey vibrent toujours de par les activités qui s'y déroulent. Nos locaux ont un taux d'occupation important. Haltes garderies, cours de gym, voir école privée dans la journée. Gym, aérobic, rock acrobatique et country line danse le soir. Je remercie d'ailleurs nos locataires " country " du jeudi d'être parmi nous ce soir. Mais l'histoire de cette maison remonte à l'année 1898. Année où s'est concrétisé le projet de construire un immeuble unioniste à Vevey. Dans le P.V. de l'Assemblée générale du 17 juin 1898, on apprend qu'une " commission du bâtiment " étudie une proposition d'achat de terrain, et que le fond constitué pour la construction se monte à fr. 23'200.-. Le 16 janvier 1899, L'assemblée générale porte son choix à l'unanimité sur un terrain en St Martin propriété des Hoirs de Palézieux, pour le prix de fr. 28'000.- soit 9.30 le m2. L'assemblée générale du 18 juin 1900, annonce que fond de construction se monte à fr.57'200.- duquel il faut déduire l'achat du terrain. D'autre part la commission a étudié plusieurs projets et plans. Le 12 février 1901, eut lieu l'assemblée générale constitutive de la société immobilière en présence de 23 personnes, dont mon arrière grand-père M. Adolphe Siegfried. Le 20 mars 1901, le comité examine les offres des maîtres d'état, l'architecte termine les plans. Dans cette même séance de comité M. Auguste Demierre demande s'il n'y aurait pas lieu d'offrir à la commune de Vevey le terrain nécessaire à l'élargissement du chemin du Point-du-Jour. Réponse du comité, cette question sera reprise plus tard. Le vie étant un éternel recommencement, cette question reviendra sur le tapis 70 ans plus tard à l'époque des transformations du terrain de sport. Le 23 mai 1901, le comité arrête l'emplacement de l'immeuble, soit à 15 m. du boulevard et dans le sens latéral, à l'axe du terrain. Le 4 juin, le comité admet que vu le nombre d'appel d'offres restreint, l'adjudication sera faite au prix le plus bas en demandant un effort aux maîtres d'état. Le 8 juin, les offres sont arrêtées. Le bâtiment sera construit pour le montant de fr. 95'000.- + fr.5'000.- d'imprévus. Le 9 août 1901, la construction est en cours d'après les plans de M. Convert architecte. On apprend également que le comité s'est réuni à 12 reprises et que l'exercice 1900-1901 a nécessité 3 assemblées générales. Je vous propose encore un extrait du P.V. de l'assemblée générale de juillet 1902 où le chapitre 8 commente ceci à propos du bâtiment. "L'année 1901-1902 a vu la question du bâtiment arriver à sa solution par la construction d'un bel édifice sur notre terrain du Boulevard de St Martin. Le 25 juillet 1901 au matin, une petite cérémonie fêtait la pose de la première pierre; une boîte en plomb, renfermant divers document, a été placée dans le socle à gauche de l'entrée, afin de rappeler aux générations futures l'emplacement de notre bâtiment. Le 5 avril, il a été lancé en public une circulaire faisant part de notre situation financière et le priant de nous remettre des dons". Le bâtiment a été inauguré officiellement le dimanche 22 juin 1903 en présence des autorités locales, civiles et religieuses. La section chant des unions veveysannes avait même travaillé un "choeur spécial d'inauguration". La même année, en octobre, a été organisé le Jubilé cinquantenaire de la fondation des Unions veveysannes. En 1906, déjà, le comité constatait des problèmes d'humidité dans les murs de la salle de gymnastique. Cette même année le comité interdisait au concierge de l'époque de stocker des pièces de fromage dans les caves de l'immeuble, en raison des mauvaises odeurs qu'elles répandaient. C'est dans cette période également que, en raison de problème de chauffage, qu'il est question de fermer d'une porte coulissante les escaliers du 1er étage. Ces travaux ainsi que la suppression des 2 colonnes de la grande salle seront réalisés en 1930 seulement pour des raisons de disponibilités financières. Enfin, c'est en 1932 que M. Louis Goy, après 30 années de présidence, démissionne de son poste. M. Jules de Palézieux, hésitant, accepte finalement la présidence de la S.I. il la conservera jusqu'au printemps 1980. Depuis lors trois présidents se sont succédés MM. Pierre Vairoli, Jacques Monnin ainsi que votre serviteur. Durant ces vingt &endash; cinq dernières années, bien des améliorations et transformations ont été apportée l'immeuble afin de le maintenir en état et de moderniser ses installations. La prochaine étape consistera à rafraîchir la montée d'escalier intérieure et le corridor du 1er étage en restaurant les frises murales. Ces travaux sont programmés pour cet été. Si l'on cumule les montants utilisés pour les travaux, en 25 ans l'association aura investi plus fr.700'000.- pour améliorer l'immeuble. Ces dépenses ont été possibles grâce à la Loterie Romande en 1985, pour les extérieurs, aux Unions vaudoises en 1991, pour la nouvelle cuisine. Toutes les autres dépenses ont été couvertes par l'association. La promotion efficace de nos locaux par des feuillets ou depuis une année par internet ainsi que le bouche à oreille fait que le comité ne peut que se réjouir de l'évolution de la situation. Cette évolution ne comporte pas que des avantages et les nuisances sonores ou comportementales de certains de nos locataires occasionnels ne sont pas toujours faciles à gérer. J'aimerais, maintenant demander à nos concierges de se lever et de venir moi. M. et Mme Carrete aidés de leurs enfants assument leur difficile tâche d'entretien et de surveillance du bâtiment contre vents et marrées à l'entière satisfaction du comité et de nos locataires. Je voudrais, en les remerciant, leur offrir cette petite intention au nom du comité et je vous propose de les applaudir. Voilà, Mesdames et Messieurs, je vous souhaite une bonne soirée et je vous laisse entre les mains de " Gabouille " notre animateur d'un soir. Bon appétit à tous. J-Ph. Pahud / 23 juin 2003 |
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