C'est en effet le
22 juin
1902, après onze mois de
travaux que les unionistes d'alors ainsi que la
Société Immobilière nouvellement
créée prirent possession de cette maison qui
fait partie, aujourd'hui, de la physionomie veveysanne et
plus particulièrement de la colline de St.
Martin. Depuis plus d'une vingtaine d'années de nombreux travaux d'entretien ont été
réalisé. Aujourd'hui, les responsables actuels
se réjouissent de voir que ce bel immeuble a pu franchir le
cap du 21e siècle.
L'Association Bâtiment
UCJG-VEVEY,
société sans but lucratif, appuie les
groupements unionistes en mettant à leur disposition
les locaux du bâtiment. Ceux-ci sont d'ailleurs
régulièrement utilisés par les
groupements paroissiaux, des garderies enfants, par des
écoles pour le sport et la gymnastique, et par
d'autres activités locales.
L'histoire de
cette maison remonte à l'année 1898.
Année où s'est concrétisé le
projet de construire un immeuble unioniste à
Vevey. Dans le P.V. de
l'Assemblée générale du 17 juin
1898, on apprend qu'une " commission du bâtiment "
étudie une proposition d'achat de terrain, et que le
fond constitué pour la construction se monte à
fr. 23'200.-.
Le 16 janvier 1899,
L'assemblée générale porte son choix
à l'unanimité sur un terrain en St
Martin propriété des Hoirs de
Palézieux, pour le prix de fr. 28'000.- soit
9.30 le m2.
L'assemblée
générale du 18 juin 1900, annonce que fond
de construction se monte à fr.57'200.- duquel il
faut déduire l'achat du terrain. D'autre part la
commission a étudié plusieurs projets et
plans.
Le 12 février
1901, eut lieu l'assemblée générale constitutive de la société immobilière en
présence de 23 personnes, dont mon arrière
grand-père M. Adolphe Siegfried.
Le 20 mars 1901,
le comité examine les offres des maîtres
d'état, l'architecte termine les plans. Dans cette
même séance de comité M. Auguste
Demierre demande s'il n'y aurait pas lieu d'offrir à
la commune de Vevey le terrain nécessaire à
l'élargissement du chemin du Point-du-Jour.
Réponse du comité, cette question sera reprise
plus tard. Le vie étant un éternel
recommencement, cette question reviendra sur le tapis 70 ans
plus tard à l'époque des transformations du
terrain de sport.
Le 23 mai 1901, le
comité arrête l'emplacement de
l'immeuble, soit à 15 m. du boulevard et dans le
sens latéral, à l'axe du terrain. Le 4 juin,
le comité admet que vu le nombre d'appel d'offres
restreint, l'adjudication sera faite au prix le plus bas en
demandant un effort aux maîtres
d'état. Le 8 juin, les offres
sont arrêtées.
Le bâtiment sera
construit pour le montant de fr. 95'000.- + fr.5'000.-
d'imprévus. Le 9 août 1901, la
construction est en cours d'après les plans
de M. Convert
architecte.
On apprend également que le comité s'est
réuni à 12 reprises et que l'exercice
1900-1901 a nécessité 3 assemblées
générales. Je vous propose encore un
extrait du P.V. de l'assemblée générale
de juillet 1902 où le chapitre 8 commente ceci
à propos du bâtiment. "L'année 1901-1902
a vu la question du bâtiment arriver à sa
solution par la construction d'un bel édifice sur
notre terrain du Boulevard de St Martin.
Le
25 juillet 1901 au matin, une petite cérémonie
fêtait la pose de la première
pierre; une
boîte en plomb, renfermant divers document, a
été placée dans le socle à
gauche de l'entrée, afin de rappeler aux
générations futures l'emplacement de notre
bâtiment. Le 5 avril, il a été
lancé en public une circulaire faisant part de notre
situation financière et le priant de nous remettre
des dons".
Le bâtiment a
été inauguré officiellement le
dimanche 22 juin 1903 en présence des
autorités locales, civiles et religieuses. La section
chant des unions veveysannes avait même
travaillé un "choeur spécial d'inauguration".
La même année, en octobre, a été
organisé le Jubilé cinquantenaire de la
fondation des Unions veveysannes.
En 1906,
déjà, le comité constatait des
problèmes d'humidité dans les murs de la salle
de gymnastique. Cette même année le
comité interdisait au concierge de l'époque de
stocker des pièces de fromage dans les caves de
l'immeuble, en raison des mauvaises odeurs qu'elles
répandaient. C'est dans cette période
également que, en raison de problème de
chauffage, qu'il est question de fermer d'une porte
coulissante les escaliers du 1er étage. Ces travaux
ainsi que la suppression des 2 colonnes de la grande salle
seront réalisés en 1930 seulement pour des
raisons de disponibilités
financières.
Enfin, c'est en 1932 que M. Louis Goy, après 30 années
de présidence, démissionne de son poste. M.
Jules de Palézieux, hésitant, accepte
finalement la présidence de la S.I. il la conservera
jusqu'au printemps 1980. Depuis lors trois présidents
se sont succédés MM. Pierre Vairoli, Jacques
Monnin ainsi que votre serviteur.
Durant ces vingt
cinq dernières années, bien des
améliorations et transformations ont
été apportée l'immeuble afin de le
maintenir en état et de moderniser ses installations. Si l'on cumule les
montants utilisés pour les travaux, en plus de 25 ans
l'association aura investi environ fr.700'000.- pour
améliorer l'immeuble. Ces dépenses ont
été possibles grâce à la Loterie
Romande en 1985, pour les extérieurs, aux Unions
vaudoises en 1991, pour la nouvelle cuisine. Toutes les
autres dépenses ont été couvertes par
l'association. La promotion efficace de nos locaux par des
feuillets ou par internet ainsi que
le bouche à oreille fait que le comité ne peut
que se réjouir de l'évolution de la situation.
Cette évolution ne comporte pas que des avantages et
les nuisances sonores ou comportementales de certains de nos
locataires occasionnels ne sont pas toujours faciles
à gérer.
J-Ph. Pahud / janv 2012
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